Étiquette : immigration

  • Bella Ciao ! – 2012

    Après une année 2012 chargée en élections et en discriminations, j’ai voulu aborder le thème du déracinement et de l’immigration d’une autre manière : à travers le pays, et la famille laissée derrière soi.
    Pourquoi Alberto, soixante ans après avoir quitté son pays, revient-il chaque année, à quatre-vingt-douze ans, rendre visite à sa famille et vivre dans son ancienne maison abandonnée le reste de l’année?
    Depuis 2012, je continue à prendre des photographies de ma famille. Après la mort de mon grand-père, de ses beaux-frères et belles soeurs, l’histoire s’est transformée. Du déracinement, ma sensibilité, mon chagrin et mon attachement à cette famille m’amène à la recherche de leurs traces, de leurs vies aujourd’hui et hier. Si une chose n’a pas changé, c’est cette envie de photographier la famille laissée dernière soi.
    Ce projet se découpe aujourd’hui en deux histoires : la première, c’est l’histoire familiale, le retour aux sources, le projet de 2012. La deuxième je le construis petit à petit aujourd’hui, c’est la famille laissée derrière soi.

    Quelques photographies du projet

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    Exposition de Bella Ciao! en 2012, lors de mon DNSEP aux Beaux-Arts de Nancy

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  • Ahllanwasahllan /بياڤنو

    Ahllanwasahllan /بياڤنو

    Ahllanwasahllan / بياڤنو* est un documentaire dialogique, photographique et sonore commencé fin 2016 et toujours en cours. Il raconte l’immigration de personnes syriennes en France. Les photographies sont réalisées à partir de tous types de médiums (argentique 6×7, 24×36, numérique et téléphone portable).
    Réalisé en collaboration avec : Majd, Yara, Latifah et Essam
    *Ahllanwasahllan / بياڤنو* signifie phonétiquement, dans chacune des deux langues « bienvenue ».

    Ahllanwasahllan / بياڤنو suit, depuis plusieurs années, le quotidien d’une famille syrienne installée à Nancy. À travers leurs images, leurs voix et leurs silences, le projet raconte l’exil, l’attente, les liens qui résistent à la distance.
    L’engagement de cette famille pour les droits des femmes et contre le régime de Bachar al-Assad a d’abord provoqué la séparation : le père a fui seul, avant que les autres ne puissent le rejoindre. En France, cet engagement s’est heurté à d’autres formes d’exclusion — la langue, les papiers, la marginalité sociale — rendant difficile la poursuite de leurs combats. Pourtant, cette même force d’engagement continue de les traverser, transformée : elle s’exprime dans la solidarité, la persévérance, la dignité du quotidien.
    La photographie devient ici un instrument de dialogue et de transformation sociale. Le projet ouvre une narration polyphonique qui déstabilise les méthodologies dominantes (Gill, 2021), favorise un « partage du sensible » (Rancière, 2000) et produit des contre-visualités (Mirzoeff, 2016). En proposant une alternative aux récits médiatiques et à l’actualité immédiate, il inscrit ces histoires dans le temps long pour tisser un récit dialogique, dense et nuancé de l’expérience migratoire.

    Ce projet a bénéficié de la bourse d’aide à la création de la DRAC Lorraine (2018), de la bourse « Émergence » de la région Grand Est (2018), de bourse d’aide à la création individuelle en soutien aux artistes de la ville de Nancy (2025 ; 2021), ainsi que du soutien du centre photographique du CRI des lumières.

    NB : Les images ci-dessous sont brutes, ni recardées, ni étalonnées, ni (entièrement) sous forme de narration. Il s’agit d’un aperçu du travail mené depuis plusieurs années.

    Issam famille arrive paris voiture 2 02-18
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    Première exposition Work in Progress au CRI des Lumières en Septembre 2019.
    Nous avons pensé la narration de ce projet à la manière d’un film : la ligne centrale retrace le quotidien de la famille, celle du dessus nous montre les rencontres, les liens sociaux, tandis que les lignes du dessous abordent la question de la langue, les différentes activités menées ainsi qu’un volet un peu plus politique.

    exposition test luneville 09-19_3782 copie
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